Source : https://www.mermet.asso.fr/celebres/jdmermet.htm

Joseph-David Mermet (1775 - vers 1850 ou après)

On ne sait que peu de chose de la vie de Mermet, si ce n'est qu'il naquit à Lyon, vers les 1775, et qu'il passa trois ans au Canada (1813-16).

Il était lieutenant à ce fameux régiment de Watteville, qui, de la Sicile où il faisait du service, vint en 1813 prêter main-forte aux Canadiens contre les Américains. Son poème sur la victoire de Châteauguay, qu'il publia dès les premiers mois de son séjour au Canada, suffit à fonder son succès dans un pays où les hommes de lettres étaient rares et la critique peu exigeante.

Légitimiste ardent, le lieutenant Mermet se hâta, à la Restauration, de rentrer en France, où il s'attendait de voir enfin récompensé son attachement aux Bourbons.

Mais, complètement méconnu par le nouveau régime, bientôt il regretta amèrement d'avoir quitté le Canada.

La dernière fois qu'il donna de ses nouvelles [à ses amis canadiens] c'était en 1820, il était à Marseille, déçu, pauvre, malheureux.

pour lire deux de ses poèmes

La victoire de Châteauguay
Le régime du Bourguignon

relevé dans l'Anthologie des poètes canadiens composée par Jules Fournier. Montréal 1920.

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Source : https://www2.marianopolis.edu/quebechistory/encyclopedia/roylitchap4.htm

Parmi les premiers poètes qui eurent quelque faveur au début du siècle dernier, signalons Joseph Quesnel et Joseph Mermet, tous deux venus de France.

 

Joseph Quesnel (1749-1809), arrivé au Canada en 1779, employa à rimer des vers et à écrire de la musique les loisirs que lui laissèrent son commerce de marchand de village à Boucherville et ses dernières années vécues à Montréal. Sa poésie n'a qu'une faible valeur d'art. Elle fut surtout badine. Quelques-unes de ses pièces lyriques, et sa comédie en prose Colas et Colinette sont consignées dans le Répertoire National de J. Huston . Une comédie en vers, L'Anglomanie, restée longtemps inédite dans la Saberdache de Jacques Viger , a été récemment publiée dans la revue le Canada Français (2). C'est un document sur les moeurs de l'époque. D'autres pièces nombreuses sont restées inédites dans la Saberdache. L'importance de Joseph Quesnel tient dans une grande mesure à l'attention qu'il attira sur lui à une époque où la poésie était pratiquement absente de notre vie littéraire.

 

Il faut affirmer la même chose de Joseph Mermet , autre rimeur français, soldat du régiment de Watteville, venu au Canada en 1813, pour aider nos troupes à combattre les armées américaines. Joseph Mermet, envoyé à Kingston avec son régiment, y connut Jacques Viger, se lia d'amitié avec lui, et publia dans le Spectateur de Montréal de nombreuses poésies, entre autres, La Victoire de Châteauguay et Le Tableau de la cataracte de Niagara (3 ). On se disputait dans les salons de Montréal les vers inédits du poète de Kingston. Il est incontestable qu'il exerça, par ses poèmes faciles et légers, d'un lyrisme d'ailleurs assez médiocre, une influence littéraire considérable sur une société encore privée d'une meilleure littérature. On pourrait lire au sujet de cette influence certaines discussions littéraires auxquelles prit part Joseph Mermet dans le Spectateur (4).

 

(1). Voir à ce sujet notre ouvrage intitulé Nos Origines littéraires, pp. 70-83 et 111-123, où nous avons cité plusieurs extraits de nos premières poésies.

 

(2). Le Canada Français, vol. XX, 1932-1933. On trouvera aussi dans notre ouvrage Nos Origines littéraires, pp . 140-155, une analyse, avec extraits, de L'Anglomanie.

 

(3). Nous avons donné dans Nos Origines littéraires, pp. 159-203, de nombreux extraits des poésies de Joseph Mermet, et aussi de sa correspondance avec Jacques Viger. Beaucoup de ces poésies et toutes ses lettres, encore inédites, sont consignées dans la Saberdache de Jacques Viger.

 

(4). Le Spectateur, 16 et 23 septembre et 21 octobre 1813.

 

 

Quelques poèmes de Mermet :

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Source : https://www.geocities.com/daniellla.geo/verreau.html

Viger

Jacques Viger, fils de Jacques Viger et d’Amaranthe Prévost, est né à Montréal le 7 mai 1787.

Il fait ses études au Collège Saint-Raphaël de Montréal et épouse, en 1808, Marie-Marguerite de La Corne de Chapt de Saint-Luc, veuve du lieutenant John Lennox.

La même année, 1808,Jacques Viger entre au journal Le Canadien à titre de rédacteur. Par la suite, il participe à la guerre de 1812 en tant que capitaine des Voltigeurs canadiens. Il est nommé arpenteur et inspecteur des routes et ponts de Montréal en 1813. Chargé du recensement de cette ville en 1825, il en devient le premier maire en 1833, fonction qu’il occupe jusqu’en 1836.

Jacques Viger participe à la création de la Société historique de Montréal en 1858 et en sera le premier président. Il obtient, en 1855, la décoration de commandeur de l’Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, pour sa série d’aquarelles, exécutée en 1853, illustrant les costumes de plusieurs communautés religieuses. Jacques Viger décède, à Montréal, le 12 décembre 1858.

 

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Voir aussi :

textes canadiens numérisés par la Bibliothèque nationale Québec

La poésie Franco-Canadienne au XIXe siècle